mardi 23 février 2010

L’INTEMPORALITÉ ET LA RÉALITÉ DU DESTIN

Tout ce qui est relaté jusqu'à maintenant démontre que "l'espace tridimensionnel" n'existe pas en réalité, que c'est un préjugé complètement fondé sur des perceptions et que l'on mène sa vie entière "en dehors de tout espace". En fait, il n'y a aucune preuve tangible de l'existence d'un monde tridimensionnel concret. L'univers que nous peuplons est une somme d'images en une composition de jeux de lumière et d'ombre. Affirmer le contraire ne serait que faire foi à une croyance superstitieuse très éloignée de la raison et de la vérité scientifique.
Cela réfute l'hypothèse essentielle de la philosophie matérialiste, l'idée que la matière est absolue et éternelle. La deuxième supposition, sur laquelle repose la philosophie matérialiste, est que le temps est absolu et éternel. C'est tout aussi superstitieux que dans le premier cas.


La perception du temps

Le temps tel que nous le percevons se résume à une méthode qui consiste à comparer un moment à un autre. De façon plus concrète, nous pouvons l'expliquer par l'exemple suivant. Ainsi, quand une personne frappe un objet, elle entend un son particulier. Quand elle frappe le même objet cinq minutes plus tard, elle entend un autre son. Elle perçoit qu'il y a un intervalle entre le premier et le deuxième son et c'est cet intervalle que nous appelons le "temps". Encore qu'au moment où le deuxième son se fait entendre, le premier son n'est plus qu'une imagination mentale. C'est simplement une parcelle d'information dans la mémoire. Nous ne formulons le concept de "temps" qu'en comparant le moment que nous vivons au souvenir que nous gardons en mémoire. Si cette comparaison n'était pas établie, il ne pourrait exister aucun concept de temps.
De façon similaire, l'occupant d'une pièce fait une comparaison quand il voit quelqu'un entrer par une porte et s'asseoir dans un fauteuil au milieu de la pièce. Au moment où le nouveau venu s'assied dans le fauteuil, les images, qui se rapportent au moment où il ouvre la porte, où il entre dans la pièce et va vers le fauteuil, sont collectées comme de petites parcelles d'information dans le cerveau de celui qui le voit. La perception du temps prend son sens lorsqu'il compare l'homme assis dans le fauteuil avec les petites parcelles d'information collectées.
En résumé, le temps n'existe que comme le résultat de comparaisons établies entre quelques illusions mémorisées dans le cerveau. Si l'homme n'avait pas de mémoire, son cerveau ne ferait pas de telles interprétations et il n'aurait de ce fait jamais formé le concept de temps. La seule raison qui permet à quelqu'un de déterminer son âge de trente ans est l'information accumulée se rapportant à ces trente ans qui existent dans son esprit. Si sa mémoire n'existait pas, il n'aurait sûrement pas pensé à l'existence d'une période précédente et ne percevrait que le seul "moment" qu'il vit – et ceci est un élément très important.



L'explication scientifique de l'intemporalité

Essayons de clarifier la question en proposant les explications de divers hommes de science et savants spécialistes du sujet. Quant au temps se déroulant en arrière, le célèbre intellectuel et lauréat du prix Nobel, le professeur de génétique François Jacob, expose la chose suivante dans son livre Le jeu des possibles:
"Les films passés en arrière nous permettent d'imaginer un monde dans lequel le temps se déroule en sens inverse. Un monde dans lequel le lait se sépare du café et saute de la tasse pour revenir à la casserole de lait; un monde dans lequel des rayons de lumière sont émis des murs pour être assemblés dans un piège (le centre de gravité) au lieu de jaillir d'une source de lumière; un monde dans lequel une pierre incline vers la paume d'un homme par la coopération stupéfiante d'innombrables gouttes d'eau qui permettent à la pierre de sauter de l'eau. Encore que, un monde pareil dans lequel le temps a de telles fonctions opposées, les processus de notre cerveau et la manière dont notre mémoire collecte l'information fonctionneraient, de la même façon, en arrière. Il en serait de même pour le passé et le futur, et le monde nous apparaîtrait exactement comme il nous apparaît maintenant."31
Comme notre cerveau est habitué à un ordre d'événements déterminé, le monde ne fonctionne pas comme il est rapporté plus haut. Mais, nous supposons que le temps est toujours allé de l'avant. Cependant, c'est un choix décidé dans le cerveau mais qui est relatif. Si les petites parcelles d'information de notre mémoire étaient organisées comme dans les films que nous repassons dans le sens contraire, le passage du temps se déroulerait dans le sens contraire pour nous. Dans ce cas de figure, nous commencerions à prendre le passé pour le futur et le futur pour le passé, et nous vivrions nos vies dans un ordre totalement inverse.
En réalité, nous ne pouvons jamais savoir comment le temps suit son cours ou même s'il suit ou non son cours. Ceci nous montre que le temps n'est pas un fait absolu, mais il n'est qu'une sorte de perception.
La relativité du temps est également un fait démontré par un des plus grands physiciens du 20ème siècle, Albert Einstein. Lincoln Barnett écrit dans son livre The Universe and Dr. Einstein (L'Univers et le docteur Einstein):
"De même que pour l'espace absolu, Einstein a rejeté le concept de temps absolu – un flux de temps inexorable, universel et stable, qui suivrait un cours régulier du passé infini à l'avenir infini. Une grande partie de la confusion autour de la théorie de la relativité provient du fait que l'homme a du mal à admettre que le sens de temps, comme le sens de la couleur, est une forme de perception. De la même manière que l'espace est simplement un ordre possible d'objets matériels, le temps est simplement un ordre possible d'événements. La subjectivité du temps est mieux expliquée dans les propres mots d'Einstein. 'Les expériences d'un individu' dit-il, 'nous apparaissent ordonnées dans une suite d'événements; dans cette suite, les événements particuliers dont nous nous souvenons semblent être ordonnés selon les critères d'avant et d'après. Il existe donc, pour l'individu, un "temps-Je" ou temps subjectif. Ce n'est pas en soi mesurable. Je peux, en effet, associer des nombres avec des événements de telle façon qu'un nombre plus grand est associé à un événement postérieur'."32
Comme Barnett le cite dans son livre, Einstein a lui-même souligné que "l'espace et le temps sont des formes d'intuition qui ne peuvent pas plus être séparées de la conscience que ne le sont nos concepts de couleur, de forme ou de taille". Selon la théorie de relativité générale, le temps n'a aucune existence indépendante à l'exception de l'ordre des événements par lesquels nous le mesurons.33
Comme le temps est fondé sur la perception, il dépend entièrement de celui qui le perçoit et en est donc relatif.
La vitesse à laquelle les flux de temps diffèrent dépend des références que nous utilisons pour le mesurer, parce qu'il n'existe aucune horloge naturelle dans le corps humain pour mesurer précisément la vitesse du temps qui passe. Comme Lincoln Barnett l'a écrit: "Tout comme la couleur n'existe pas sans l'œil pour la discerner, un instant, une heure ou un jour ne sont rien sans un événement pour les marquer."34
La relativité du temps est pleinement vécue dans les rêves. Même si ce que nous voyons dans nos rêves semble durer des heures, dans la réalité cela ne dure que quelques minutes, voire quelques secondes.
Prenons un exemple pour clarifier davantage notre propos. Supposons que nous ayons été mis dans une pièce avec une seule fenêtre spécialement conçue à cet effet et que nous ayons été retenus à cet endroit pendant une certaine période. Une horloge dans la pièce nous permettrait de voir le temps passé. En même temps, nous serions en mesure de voir par la fenêtre le lever et le coucher du soleil à certains intervalles. Quelques jours plus tard, la réponse que nous donnerions à la question portant sur le temps passé dans la pièce serait basée à la fois sur les informations recueillies en regardant l'horloge de temps en temps et sur le calcul que nous aurions fait en nous référant au nombre de fois où le soleil s'était levé et couché. Imaginons que, selon nos estimations, nous avons passé trois jours dans la pièce. Toutefois, si la personne qui nous avait mis dans cette pièce affirmait que nous n'y avons passé que deux jours et que le soleil que nous avions vu par la fenêtre avait été artificiellement produit par une machine de simulation et que l'horloge dans la pièce avait été réglée de manière à fonctionner plus rapidement, alors le calcul que nous aurions fait n'aurait aucun sens.
Cet exemple confirme que les informations que nous avons sur la vitesse à laquelle le temps passe sont basées sur des références relatives.
De façon identique, le fait que chacun perçoive différemment la vitesse du temps qui passe selon les situations est la preuve que le temps n'est qu'une perception psychologique. A titre d'exemple, lorsque vous avez rendez-vous avec un ami, un retard de dix minutes de sa part vous semblerait interminable, ou du moins très long. Alors qu'à l'inverse une personne qui manque de sommeil mais doit se réveiller pour aller à l'école ou au travail, dix minutes supplémentaires peuvent paraître très longues. Elle peut même penser que tout son besoin en sommeil a été satisfait dans ces dix minutes. En certaines circonstances, c'est le contraire qui se produit. Vous vous souvenez sûrement de vos années d'école. Après quarante minutes de cours qui vous semblaient une éternité, les dix minutes de pause pouvaient vous sembler passer très vite.
La méthodologie scientifique a démontré la validité de la thèse de la relativité du temps. La théorie de relativité générale d'Einstein maintient que la vitesse du temps change en fonction de la vitesse de l'objet et de sa position. Plus la vitesse augmente, plus le temps est écourté et comprimé: il ralentit comme s'il allait "s'arrêter".
Essayons de l'expliquer par un exemple donné par Einstein lui-même. Imaginez des jumeaux, l'un d'entre eux restant sur Terre et l'autre voyageant dans l'espace à une vitesse proche de celle de la lumière. A son retour, le voyageur verrait que son frère est beaucoup plus âgé que lui. La raison en est que le temps est beaucoup plus lent pour une personne qui voyage à des vitesses proches de la vitesse de la lumière. Le même cas s'appliquerait à un père voyageant à travers l'espace dans une fusée, dont la vitesse serait de 99% celle de la vitesse de la lumière, et à son fils resté sur Terre. Si le père est âgé de vingt-sept ans lorsqu'il part, son fils n'ayant que trois ans d'âge, à son retour sur Terre trente ans plus tard (en temps terrestre) son fils serait âgé de trente trois ans alors que le père ne serait âgé que de trente ans seulement.35
La relativité du temps n'est pas due au ralentissement ou à l'accélération des horloges, ni au ralentissement d'un ressort mécanique. C'est plutôt le résultat des périodes d'opérations différenciées de tout le système matériellement existant; un système qui va jusqu'aux particules subatomiques. Autrement dit, pour celui qui vivrait cette expérience, le raccourcissement du temps n'est pas vécu comme s'il s'agissait du ralenti d'une action d'un film. Dans un tel décor où le temps est raccourci, les battements du cœur, la reproduction des cellules et les fonctions cérébrales etc. tout fonctionne plus lentement. Néanmoins, celui qui le subit poursuit sa vie quotidienne et ne constate aucun changement.


La relativité dans le Coran

Les découvertes de la science moderne nous mènent à la conclusion que le temps n'est pas un fait absolu comme supposé par les matérialistes, mais seulement une perception relative. Ce qui est le plus intéressant est que ce fait, découvert par la science au 20ème siècle, a été révélé à l'humanité par le Coran quatorze siècles plus tôt. Plusieurs références à la relativité du temps existent dans le Coran.
Dans beaucoup de versets du Coran, il est fait mention du fait, scientifiquement démontré, que le temps est une perception psychologique qui dépend des événements, du lieu et des conditions. Par exemple, que la vie entière d'une personne se passe en un temps très court, comme nous le dit le Coran:

Le jour où Il vous appellera, vous Lui répondrez en Le glorifiant. Vous penserez cependant que vous n'êtes restés [sur terre] que peu de temps! (Surat al-Isra: 52)

Et le jour où Il les rassemblera, ce sera comme s'ils n'étaient restés qu'une heure du jour et ils se reconnaîtront mutuellement…" (Surat Yunus: 45)

Quelques versets indiquent que les gens perçoivent le temps différemment et qu'ils peuvent d'autres fois percevoir une période très courte comme un très long moment. La conversation suivante qui se tient pendant le jugement, dans l'Au-delà, est un bon exemple:

Il dira: "Combien d'années êtes-vous restés sur terre?" Ils diront: "Nous y avons demeuré un jour, ou une partie d'un jour. Interroge donc ceux qui comptent." Il dira: "Vous n'y avez demeuré que peu [de temps], si seulement vous saviez. (Surat al-Muminune: 112-114)

Dans d'autres versets, Dieu déclare que le temps peut s'écouler différemment selon différentes situations:

…Cependant, un jour auprès de ton Seigneur, équivaut à mille ans de ce que vous comptez. (Surat al-Hajj: 47)

Les Anges ainsi que l'Esprit montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans. (Surat al-Maarij: 4)
Du ciel à la terre, Il administre l'affaire, laquelle ensuite monte vers Lui en un jour équivalent à mille ans de votre calcul. (Surat as-Sajdah: 5)

Ces versets sont une expression claire de la relativité du temps. Cette découverte, très récemment appréhendée par les hommes de sciences du 20ème siècle, a été révélée à l'homme dans le Coran voilà 1400 ans. Il s'agit là d'une indication manifeste de la révélation du Coran par Dieu, qui embrasse la totalité du temps et de l'espace.
Beaucoup d'autres versets du Coran révèlent que le temps est une perception. C'est particulièrement manifeste dans les récits. Notamment, lorsque Dieu maintient les Compagnons de la Caverne, un groupe de croyants cités par le Coran, dans un profond sommeil pendant plus de trois siècles. Lorsqu'ils se réveillent, ils pensent n'être restés endormis que pendant un petit moment et ne peuvent savoir combien de temps a duré leur sommeil:

Alors Nous avons assourdi leurs oreilles, dans la caverne pendant de nombreuses années. Ensuite, Nous les avons ressuscités, afin de savoir lequel des deux groupes saurait le mieux calculer la durée exacte de leur séjour. (Surat al-Kahf: 11-12)

Et c'est ainsi que Nous les ressuscitâmes, afin qu'ils s'interrogent entre eux. L'un parmi eux dit: "Combien de temps avez-vous demeuré là?" Ils dirent: "Nous avons demeuré un jour ou une partie d'un jour." D'autres dirent: "Votre Seigneur sait mieux combien [de temps] vous y avez demeuré..." (Surat al-Kahf: 19)

La description que nous propose ce dernier verset nous montre encore une fois que le temps est en vérité une perception psychologique.

Ou comme celui qui passait par un village désert et dévasté: "Comment Allah va-t-Il redonner la vie à celui-ci après sa mort?" dit-il. Allah donc le fit mourir et le garda ainsi pendant cent ans. Puis Il le ressuscita en disant: "Combien de temps as-tu demeuré ainsi?" "Je suis resté un jour", dit l'autre, "ou une partie d'une journée." "Non!" dit Allah, "tu es resté cent ans. Regarde donc ta nourriture et ta boisson: rien ne s'est gâté; et regarde ton âne. Et pour faire de toi un signe pour les gens, regarde ces ossements, comment Nous les assemblons et les revêtons de chair." Et devant l'évidence, il dit: "Je sais qu'Allah est Omnipotent." (Surat al-Baqarah: 259)

Le verset précédent souligne clairement que Dieu, qui a créé le temps, n'y est pas lié. L'homme, de son côté, est limité par le temps, qui est décrété par Dieu. L'homme est même incapable de savoir combien de temps il a dormi, comme nous l'apprend le verset. Ceci étant ainsi, affirmer que le temps est absolu (comme le font les matérialistes dans leur façon de pensée tordue) est totalement déraisonnable.


Le destin

Cette relativité du temps clarifie une question très importante. La relativité est si variable qu'une période nous apparaissant durer des milliards d'année peut n'être qu'une seconde seulement selon une autre perspective. Bien plus, une période de temps phénoménale, s'étendant du commencement du monde à sa fin, peut ne même pas durer une seconde, mais juste un instant dans une autre dimension.
C'est l'essence même du concept de destin - un concept qui n'est pas bien compris par la plupart des gens, et en particulier les matérialistes qui le nient totalement. Le destin est la connaissance parfaite de Dieu de tous les événements passés ou à venir. La plupart des gens se demandent comment Dieu peut connaître les événements avant qu'ils ne se produisent et cela les empêche de comprendre la réalité du destin. Cependant, "les événements qui ne se sont pas encore produits" n'apparaissent ainsi que pour nous. Dieu n'est pas lié au temps ou à l'espace, car Il les a Lui-même créés. C'est pour cette raison que le passé, l'avenir et le présent sont exactement identiques pour Dieu; pour Lui tout a déjà eu lieu et s'est achevé.
Dans L'Univers et le docteur Einstein, Lincoln Barnett explique comment la théorie de relativité générale mène à cette conclusion. Selon Barnett, l'Univers ne peut être "englobé dans sa majesté entière que par un intellect cosmique".36 La volonté que Barnett appelle "l'intellect cosmique" est la sagesse et le savoir de Dieu, qui règne sur l'Univers dans sa totalité. Tout comme nous pouvons facilement voir les deux extrémités d'une règle et son centre ainsi que chaque élément de l'ensemble, de même Dieu connaît le temps auquel nous sommes soumis comme s'il s'agissait d'un seul moment depuis son commencement à sa fin. Mais, les gens ne vivent les événements que lorsqu'ils se produisent et ils sont témoins du destin que Dieu a créé pour eux.
Il est également important d'attirer l'attention à la superficialité de la compréhension déformée du destin, telle qu'elle est répandue dans notre société. Cette croyance déformée à propos du destin est une superstition prétendant que Dieu a déterminé "un destin" pour chaque homme, mais que les gens peuvent parfois modifier ces destins. Les gens font, par exemple, des déclarations superficielles à propos d'un malade qui "revient" de la mort, disant qu'"il a vaincu son destin". Personne n'est en mesure de changer son destin. La personne, qui est "revenue" de la mort, n'est précisément pas morte parce qu'elle était destinée à ne pas mourir à ce moment précis. C'est, ironiquement, le destin de ces gens, qui se leurrent en disant "j'ai vaincu mon destin", qu'ils soient amenés à le dire en entretenant une telle mentalité. Dans le verset, "… et aucune existence n'est prolongée ou abrégée sans que cela soit consigné dans un livre. Cela est vraiment facile pour Allah (Surat Fatir: 11), il est affirmé que toutes choses qui se produisent ne sont que l'arrêt du destin. Le destin est la connaissance éternelle de Dieu, et pour Dieu, qui connaît le temps comme un moment unique et qui règne sur la totalité du temps et de l'espace; tout est déterminé et s'achève en destin.
Nous comprenons aussi de ce qu'Il nous enseigne dans le Coran que le temps est unique pour Dieu: certains incidents qui nous semblent n'exister que dans le futur sont rapportés dans le Coran comme s'ils s'étaient déjà produits. A titre d'exemple, les versets qui décrivent les comptes que les gens doivent rendre à Dieu dans l'Au-delà sont racontés comme des événements qui sont déjà arrivés depuis longtemps:

Et on a soufflé dans la Trompe, et voilà que ceux qui sont dans les cieux et ceux qui sont sur la terre sont foudroyés, sauf ceux qu'Allah a voulu (épargner). Puis on y souffle de nouveau, et les voilà debout à regarder. Et la terre resplendit de la lumière de son Seigneur; le Livre est déposé et on a fait venir les prophètes et les témoins; il est décidé parmi eux en toute équité et ils ne sont point lésés... Et ceux qui avaient mécru seront conduits par groupes à l'Enfer… Et ceux qui avaient craint leur Seigneur seront conduits par groupes au Paradis… (Surat az-Zumar: 68-73)


D'autres versets sur le sujet:

Alors chaque âme est venue accompagnée d'un conducteur et d'un témoin. (Surat Qaf: 21)

Et le ciel s'est fendu et il est, ce jour-là, fragile. (Surat al-Haqqah: 16)

… Il les a rétribués pour ce qu'ils ont enduré, en leur donnant le Paradis et des [vêtements] de soie, ils y sont accoudés sur des divans, n'y voyant ni soleil ni froid glacial. (Surat al-Insan: 12-13)

L'Enfer est pleinement visible à celui qui a regardé... (Surat an-Naziate: 36)

Aujourd'hui, donc, ce sont ceux qui ont cru qui rient des incroyants. (Surat al-Mutaffifune: 34)

Et les criminels ont vu le Feu. Ils étaient alors convaincus qu'ils allaient y tomber et ne pas trouver d'échappatoire. (Surat al-Kahf: 53)

Comme on peut le constater, des événements qui ne se produiront qu'après notre mort (de notre point de vue) sont relatés dans le Coran comme des événements du passé, déjà vécus. Dieu n'est pas lié à la relativité du temps à laquelle nous sommes confinés. Dieu a voulu cela dans l'intemporalité: les gens ont déjà vécu tous ces événements qui se sont achevés. Il expose dans le verset plus bas que chaque événement, grand ou petit, est dans le savoir de Dieu et est enregistré dans un livre:

Vous ne vous trouvez dans aucune situation, vous ne récitez aucun passage du Coran, vous n'accomplissez aucun acte sans que Nous soyons témoin au moment où vous l'entreprenez. Il n'échappe à ton Seigneur ni le poids d'un atome sur terre ou dans le ciel, ni un poids plus petit ou plus grand qui ne soit déjà inscrit dans un livre évident. (Surat Yunus: 61)


L'inquiétude des matérialistes

Les sujets abordés dans ce chapitre, à savoir la vérité sous-jacente à la matière, l'intemporalité et l'a-spacialité sont en fait extrêmement clairs. Comme expliqué plus haut, il ne s'agit très certainement ni de philosophie, ni d'un mode de pensée, mais de preuves scientifiques irréfutables. Et, au-delà de sa réalité technique, l'évidence n'admet aucune alternative rationnelle ou logique sur cette question: l'univers est une entité illusoire en y associant toute la matière qui le compose et tous les êtres qui y vivent. Ce n'est qu'un ensemble de perceptions.
Les matérialistes ont du mal à comprendre cela. Retournons à l'exemple du bus de Politzer: bien que Politzer sache techniquement qu'il ne pourra pas échapper à ses perceptions, il ne peut réellement l'admettre que dans certains cas. C'est-à-dire que, selon Politzer, les événements ont lieu dans le cerveau jusqu'à l'accident de bus. Pourtant, aussitôt après l'accident de bus, les évènements gagnent une réalité physique et ne se situent donc plus au niveau du cerveau. Le défaut logique de cette approche est très clair. Politzer commet en réalité la même erreur que le matérialiste Johnson lorsqu'il dit: "Je frappe la pierre, j'ai mal au pied, donc elle existe." Politzer n'a pas pu réaliser que le choc éprouvé après l'impact du bus était lui aussi seulement une perception.
La raison fondamentale qui empêche les matérialistes de saisir ce sujet est liée à leur crainte inconsciente de l'inconnu. Lincoln Barnett nous dit que certains hommes de sciences ont "discerné" ce point:
"Du fait que les philosophes sont réduits à un monde-fantôme de perceptions, pour toute réalité objective, les scientifiques ont pris conscience des limitations alarmantes des sens de l'homme."37
N'importe quelle référence impliquant que la matière et le temps ne sont que des perceptions éveille une grande crainte chez les matérialistes car ils considèrent ces notions comme étant absolues. D'une certaine manière, ils les vénèrent comme des idoles, car ils pensent que ce sont la matière et le temps qui les ont créés à travers l'évolution.
Un matérialiste se sent probablement accablé d'horreur quand il comprend que tout n'est que perception. L'Univers et le monde dans lequel il croit vivre, son propre corps, les autres personnes, et les autres philosophes matérialistes qui l'ont influencé, en bref tout ne se résume qu'à une perception. Tout ce en quoi il croit, tout ce dont il dépend, tout ce à quoi il a recours, tout disparaît soudain. Il goûte ainsi un peu au désespoir qu'il éprouvera réellement le Jour du jugement. Comme le décrit ce verset:

Ils offriront ce jour-là à Dieu la soumission, et ce qu'ils avaient inventé sera perdu pour eux.. (Surat an-Nahl: 87)

C'est pour cela que le matérialiste tente de se persuader de la réalité de la matière et qu'il tente de prouver ses propos. Il frappe du poing, tape du pied, crie, et hurle mais ne parvient pas à échapper à la réalité.
Ces gens nient donc la réalité et, de plus, ils tentent de convaincre d'autres personnes d'en faire autant. Ils sont conscients du fait que si les gens connaissaient la vraie nature de la matière, leur philosophie matérialiste primitive et l'ignorance de leur approche se retrouveraient dénuées de tout sens. Il n'y aurait plus alors aucun terrain sur lequel ils pourraient baser et défendre leurs idées. C'est pour toutes ces raisons que les faits mentionnés dans ce livre dérangent autant les matérialistes.
Dieu énonce que les craintes des non-croyants seront augmentées dans l'Au-delà. Le Jour du jugement dernier, ils seront interrogés comme suit:

Et le Jour où Nous les rassemblerons tous puis dirons à ceux qui auront donné des associés: "Où sont donc vos associés que vous prétendiez?" (Surat al-An'am: 22)
Puis, les incroyants verront que leurs possessions, leurs enfants et leurs proches qu'ils avaient supposés réels et qu'ils avaient traités comme des associés à Dieu vont les quitter et disparaître. Dieu nous informe de cela dans le verset suivant:

Vois comment ils mentent à eux-mêmes! Et comment les abandonnent (les associés) qu'ils inventaient! (Surat al-An'am: 24)


L'acquisition des croyants

Alors que la matière et le temps sont des perceptions qui alarment les matérialistes, c'est le contraire qui rassure les croyants. Les gens qui ont la foi sont très heureux de connaître le secret sous-jacent à la matière, parce que cette réalité est la clef de toutes les questions. Grâce à cette clef, tous les secrets sont dévoilés. Et, il nous est plus aisé de comprendre les questions qui ne trouvaient pas de réponse précédemment.
Comme signalé auparavant, les questions de la mort, du Paradis, de l'Enfer, de l'Au-delà, des différentes dimensions, ainsi que des questions telles que "où est Dieu?", "qu'y avait-il avant Dieu?", "qui a créé Dieu?", "combien de temps la vie dans la tombe dure-t-elle?", "où sont le Paradis et l'Enfer?" et enfin "dans quel lieu le Paradis et l'Enfer existent-ils actuellement?" sont des questions auxquelles il est aisé de répondre. On pourra comprendre avec quel type d'ordre Dieu a créé tout l'Univers à partir de rien du tout. C'est tellement vrai qu'en saisissant ce secret, les questions du "quand?" et du "où?" n'ont plus de sens parce qu'il n'y a pas plus de temps que d'espace. Et, lorsque l'a-spacialité (absence d'espace) sera saisie, il sera aisé de comprendre que l'Enfer, le Paradis et la terre sont tous, en réalité, au même endroit. Et lorsque l'intemporalité sera comprise, il sera compris que tout a lieu en un seul moment: rien n'est en attente et le temps ne se déroule pas, parce que tout est déjà arrivé et s'est achevé. Cela signifie en toute vérité que l'éternité a déjà commencé.

Avec ce secret ouvertement connu, le monde devient comme un paradis pour le croyant. Tous les soucis matériels pénibles, les ennuis et les craintes disparaissent. Il comprend que l'Univers entier n'a qu'un seul Souverain, qu'Il change la totalité du monde physique comme il Lui plaît et que ce qu'il nous reste à faire est de se tourner vers Lui. Il se soumet alors entièrement à Dieu "pour être voué à Son service" (Surat Ali-Imran: 35).

Comprendre ce secret est certainement la plus grande acquisition de ce monde.
Une autre réalité très importante mentionnée dans le Coran nous est également dévoilée: "Dieu est plus près de lui que sa veine jugulaire" (Surat Qaf: 16). Comme nous le savons tous, la veine jugulaire se trouve dans notre corps. Qu'est ce qui pourrait être plus proche de l'homme que son propre intérieur? Ceci peut facilement être expliqué par l'a-spatialité. Il est en effet beaucoup plus facile de comprendre ce verset si on saisit cette énigme.
Cette vérité est évidente. Il doit être bien établi que l'homme n'a d'autre sauveur ni d'autre pourvoyeur que Dieu. Il n'y a rien mis à part Lui; Il est Le seul être absolu auprès de qui l'homme peut chercher refuge, Il est Le seul que l'homme peut appeler au secours et sur qui il peut compter pour l'absolution.
Où que vous vous tourniez, Dieu est là.


La tromperie de l’évolution

La théorie de l'évolution est une philosophie et une conception du monde qui produit de fausses hypothèses ainsi que des scénarios imaginaires pour expliquer l'existence et l'origine de la vie en termes de simples coïncidences. Les bases de cette philosophie remontent à l'Antiquité et à la Grèce Antique.
Toutes les philosophies athées qui nient la création, embrassent et défendent, directement ou indirectement, l'idée de l'évolution. Il en est de même aujourd'hui pour toutes les idéologies et les systèmes qui sont antagonistes à la religion.
Pour se justifier, la notion d'évolution a été voilée par un déguisement scientifique durant le dernier siècle et demi. Bien qu'étant présentée comme étant une théorie "scientifique" pendant la deuxième moitié du 19ème siècle, le darwinisme, en dépit de tous les efforts de ses défenseurs, n'a jamais été vérifié scientifiquement. De plus, la science même sur laquelle se base la théorie de l'évolution a prouvé, à plusieurs reprises, n'avoir en réalité aucun mérite scientifique.
Les expériences de laboratoire et les calculs de probabilité indiquent clairement que les acides aminés d'où la vie émerge ne peuvent pas se former par hasard. La cellule, selon les évolutionnistes, est censée avoir été le produit du hasard dans les conditions terrestres primitives. Pourtant, la cellule ne peut toujours pas être synthétisée, même dans les laboratoires les plus sophistiqués et les plus technologiquement avancés du 20ème siècle. En dépit des recherches diligentes et prolongées dans l'ensemble des archives fossiles, il n'a pas été trouvé une seule "forme transitoire". C'est-à-dire qu'on n'a jamais trouvé de créature capable de prouver l'évolution progressive des organismes en commençant par les plus primitifs, contrairement à ce que prétend la théorie néo-darwiniste.
En essayant de recueillir des preuves qui confirment l'évolution, inconsciemment les évolutionnistes ont prouvé eux-mêmes qu'il ne peut y avoir eu d'évolution!
Le premier à avoir proposé la théorie de l'évolution, à peu de choses près sous sa forme actuelle, est un biologiste amateur anglais nommé Charles Robert Darwin. En 1859, Darwin consigne ses idées pour la première fois dans un livre intitulé The Origin of Species by Means of Natural Selection. Il écrit que tous les êtres vivants ont eu un ancêtre commun et qu'ils ont évolué les uns par rapport aux autres par le biais de la sélection naturelle. Selon lui, les êtres les mieux adaptés à leur habitat ont transféré leurs traits aux générations suivantes. Puis, avec le temps, ces qualités avantageuses ont transformé certains individus en espèces totalement différentes de celles de leurs ancêtres. Pour Darwin, l'homme est donc le produit le plus développé du mécanisme de la sélection naturelle. Pour résumer, l'origine d'une espèce serait une autre espèce.
Les idées imaginaires de Darwin ont été acceptées et diffusées par certains cercles idéologiques et politiques; c'est ainsi que la théorie est devenue très populaire. La raison principale en est que le niveau de connaissance scientifique de l'époque ne permettait pas de révéler la fausseté des scénarios illusoires de Darwin. Quand Darwin a proposé sa théorie, des disciplines telles que la génétique, la microbiologie et la biochimie n'existaient pas encore. Si elles avaient existé à l'époque, Darwin aurait dû reconnaître que sa théorie n'avait rien de scientifique et de cette façon, il n'aurait pas essayé d'avancer ses thèses absurdes. Par exemple, nous savons que l'information qui détermine une espèce existe déjà dans ses gènes et qu'il est donc impossible que la sélection naturelle produise une nouvelle espèce en modifiant des gènes.
Alors que les échos du livre de Darwin se répandaient, un botaniste autrichien nommé Gregor Mendel a découvert les lois de l'hérédité en 1865. Bien que peu connue jusqu'à la fin du siècle, la découverte de Mendel a conquis une grande notoriété au début des années 1900 avec la naissance de la génétique. Les structures des gènes et des chromosomes ont été découvertes un peu plus tard. La découverte, dans les années 50, de la molécule d'ADN qui comporte l'information génétique, a remis la théorie de l'évolution en question. Pourquoi? Parce que l'origine de l'immense quantité d'informations présente dans l'ADN ne pouvait absolument pas être expliquée par des coïncidences.
Malgré tous ces développements scientifiques et en dépit d'années de recherches, aucune forme transitoire qui prouverait l'évolution progressive de la matière organique de l'espèce primitive à l'espèce avancée, n'a jamais été trouvée.
Ces développements auraient dû aboutir au rejet de la théorie de Darwin. Cependant, cela n'a pas été le cas, car certains cercles ont insisté pour réviser la théorie, la remettre à jour et pour la placer sur une plate-forme scientifique. Ces efforts n'ont un sens que si nous nous rendons compte qu'il se cache, derrière la théorie, des intentions idéologiques plutôt que des soucis scientifiques.
Néanmoins, certains cercles qui croyaient en la nécessité de soutenir une théorie qui avait atteint une impasse, ont bientôt établi un nouveau modèle: le néo-darwinisme. Selon cette théorie, les espèces auraient évolué par mutations, c'est-à-dire par des changements mineurs dans leurs gènes. Les plus adaptés auraient ensuite survécu grâce au mécanisme de la sélection naturelle. Cependant, quand il a été démontré que les mécanismes proposés par le néo-darwinisme étaient incorrects et que des changements mineurs n'étaient pas suffisants pour permettre la formation d'êtres vivants, les évolutionnistes ont continué à chercher de nouveaux modèles. Ils ont proposé une nouvelle théorie appelée "l'équilibre ponctué" qui ne repose sur aucun fondement scientifique raisonnable. Ce modèle soutient que certains êtres vivants se sont brusquement transformés en d'autres espèces différentes sans aucune forme transitoire. En d'autres termes, des espèces sans "ancêtres" évolutifs seraient soudainement apparues. Ceci était une façon de décrire la création, bien que les évolutionnistes n'aient pas voulu l'admettre et bien qu'ils aient tenté de le dissimuler avec des scénarios incompréhensibles. Ils disent par exemple que le premier oiseau de l'histoire aurait pu, tout à coup, inexplicablement sortir d'un œuf de reptile. Cette même théorie a également soutenu que les animaux carnivores terrestres se sont transformés en baleines géantes, après avoir subi une transformation soudaine et totale.
Ces propos, qui contredisent totalement toutes les lois de la génétique, de la biophysique et de la biochimie, sont aussi scientifiques que les contes de fées dans lesquels les grenouilles se transforment en princes! Néanmoins, certains paléontologues évolutionnistes, affligés par la crise dans laquelle se trouvait le néo-darwinisme, ont accepté cette théorie qui porte la caractéristique d'être encore plus bizarre que le darwinisme lui-même.
L'unique but de ce modèle était de fournir une explication aux "lacunes" concernant les archibes fossiles que le modèle néo-darwiniste ne pouvait pas mettre au clair. Mais, il n'est guère raisonnable de chercher à expliquer des doutes au sujet des fossiles qui concernaient l'évolution des oiseaux en disant qu'un "oiseau est tout à coup sorti d'un œuf de reptile". Comme l'admettent les évolutionnistes, l'évolution d'une espèce en une autre espèce exige un changement important de son information génétique. Cependant, aucune mutation n'améliore l'information génétique et, de plus, aucune mutation ne lui ajoute une information nouvelle. Les mutations ne font que nuire à l'information génétique. Ainsi, "les grossières mutations" imaginées par le modèle de l'équilibre ponctué, ne causeraient que de "grossières" c'est-à-dire de "grandes" réductions et altérations dans l'information génétique.
La théorie de l'équilibre ponctué n'a été qu'un pur produit de l'imagination. En dépit de cette évidence, les défenseurs de l'évolution n'ont pas hésité à célébrer cette théorie. Ils ont été contraints d'agir ainsi parce que le modèle de l'évolution proposé par Darwin ne pouvait pas être prouvé par les archives fossiles. Darwin avait affirmé que les espèces avaient subi un changement progressif. Ceci rendait le fait d'être moitié-oiseau/moitié-reptile ou moitié-poisson/moitié-reptile nécessaire. Cependant, pas une de ces "formes transitoires" n'a été trouvée en dépit des études étendues des évolutionnistes et malgré l'analyse de centaines de milliers de fossiles déterrés.
Les évolutionnistes ont accepté le modèle de l'équilibre ponctué dans l'espoir de cacher ce grand fiasco. Comme nous l'avons énoncé auparavant, il était évident que cette théorie était imaginaire, c'est pourquoi elle s'est très vite auto-détruite. Le modèle de l'équilibre ponctué n'a jamais été accepté comme un modèle consistant, mais il a plutôt été utilisé comme fuite au cas où le modèle de l'évolution progressive n'aurait pas convenu. Les évolutionnistes se rendent compte aujourd'hui que l'existence d'organes complexes tels que les yeux, les ailes, les poumons, le cerveau etc. réfute explicitement le modèle de l'évolution progressive, et ils sont, dans certains cas, obligés de recourir à une interprétation fantastique du modèle de l'équilibre ponctué.


Existe-t-il un seul fossile qui vérifie la théorie de l'évolution?

La théorie de l'évolution affirme que l'évolution d'une espèce en une autre espèce se déroule progressivement, pas à pas, pendant des millions d'années. La conclusion logique d'une telle affirmation est que des organismes vivants monstrueux appelés "formes transitoires" ont dû vivre pendant ces périodes de transformation. Puisque les évolutionnistes prétendent que tous les vivants ont évolué pas à pas et les uns par rapport aux autres, le nombre et la variété de ces formes transitoires devraient pouvoir se compter par millions.
Si de telles créatures avaient vraiment existé, nous devrions pouvoir trouver leurs restes partout. Si cette thèse était correcte, le nombre de formes transitoires devrait même être plus grand que le nombre d'espèces vivant aujourd'hui et leurs restes fossilisés devraient être abondants partout dans le monde.
Depuis Darwin, les évolutionnistes ont cherché à trouver des fossiles, mais le résultat de ces recherches a dû être une terrible déception pour eux. Une quelconque forme intermédiaire transitoire entre deux espèces n'a jamais été découverte nulle part dans le monde, ni sur terre ni dans les profondeurs de la mer.
Darwin lui-même était au courant de l'absence de telles formes transitoires. Il espérait vraiment qu'elles seraient découvertes un jour. En dépit de son souhait, il s'est rendu compte que la plus grande faiblesse de sa théorie a été l'absence de formes transitoires. C'est pourquoi, dans son livre The Origin of Species, il a écrit:
"Pourquoi, si les espèces descendent d'autres espèces par des progressions fines, ne voyons-nous pas partout d'innombrables formes transitoires? Pourquoi toute la nature ne se trouve-t-elle pas dans un état de confusion, plutôt que d'abriter, comme nous le voyons, des espèces bien définies?... Si les innombrables formes transitoires de cette théorie ont vraiment existé, pourquoi ne les trouvons-nous pas insérées en grand nombre dans la croûte de la Terre? Mais dans la région intermédiaire, avec des conditions de vie intermédiaires, pourquoi ne découvrons-nous pas maintenant des variétés intermédiaires étroitement liées? Cette difficulté m'a préoccupé pendant longtemps."38
Darwin avait raison de s'inquiéter. Le problème a préoccupé également d'autres évolutionnistes. Un célèbre paléontologue britannique, Derek V. Ager, a admis ce fait embarrassant:
"Si nous examinons les fossiles en détail, que ce soit au niveau des ordres ou des espèces, nous voyons – à plusieurs reprises – non pas une évolution progressive, mais l'explosion soudaine d'un groupe au dépens d'un autre."39
Les "lacunes" concernant l'ensemble des fossiles ne peuvent être expliquées en disant qu'il n'y a pas encore assez de fossiles déterrés et que ces fossiles manquants seront un jour trouvés. Un autre paléontologue évolutionniste, T. Neville George, en explique la raison:
"Ce n'est plus la peine de présenter des excuses pour la pauvreté des fossiles. Dans un sens, cet ensemble de fossiles est devenu si riche qu'il est devenu presque ingérable et la découverte est en train de dépasser l'intégration. Les archives fossiles continuent néanmoins à être principalement composés de lacunes."40


La vie est apparue sur Terre d'une manière
soudaine et sous une forme complexe

Quand on examine les strates terrestres et les archives fossiles, on voit que les organismes vivants sont apparus de façon simultanée. La période cambrienne est la plus ancienne strate terrestre dans laquelle des fossiles de créatures vivantes ont été trouvés et son âge est estimé entre 520 et 530 millions d'années.
Les créatures vivantes découvertes dans les strates appartenant à cette période sont apparues tout à coup dans l'ensemble des fossiles sans avoir d'ancêtres préexistants. La vaste mosaïque des organismes vivants, composée d'un si grand nombre de créatures complexes, est apparue si soudainement que cet événement miraculeux est répertorié en termes "d'explosion cambrienne" dans la littérature scientifique.
La plupart des organismes trouvés dans cette strate possèdent des organes hautement avancés tels qu'un système visuel, auditif, circulatoire etc. Il n'y a aucun signe, dans les archives fossiles, qui indique que ces organismes ont eu des ancêtres. Richard Monestarsky, l'éditeur du magazine Earth Sciences, énonce au sujet de l'apparition soudaine des espèces vivantes:
"Les formes remarquablement complexes des animaux que nous voyons aujourd'hui sont soudainement apparues il y a un demi-milliard d'années. Ce moment, tout au début de la période cambrienne, il y a environ 550 millions d'années, marque l'explosion évolutive qui remplit les mers avec les premières créatures complexes du monde. Les grands phylums modernes étaient déjà présents au début du Cambrien et ils étaient alors aussi distincts les uns des autres qu'ils le sont aujourd'hui."41
Les évolutionnistes ne peuvent toujours pas expliquer le fait que la Terre regorge de milliers d'espèces d'animaux différentes. Pour combler ce vide, ils proposent l'existence d'une période imaginaire de 20 millions d'années qui aurait précédé la période cambrienne. L'existence de cette période expliquerait, selon eux, les origines de la vie et la façon dont "l'inconnu s'est produit". Cette période s'appellerait "l'intervalle évolutif". Son existence n'a jamais été prouvée et le concept demeure, aujourd'hui, commodément flou et indéfini.
En 1984, de nombreux invertébrés complexes ont été déterrés à Chen Yang. Ce lieu est situé sur le plateau central de Yunnan dans le haut pays du Sud-Ouest de la Chine. Parmi eux, on a trouvé des trilobites, qui sont maintenant éteints mais qui possèdent néanmoins une structure aussi complexe que n'importe quels invertébrés modernes.
Le paléontologue évolutionniste suédois, Stefan Bengston, explique la situation comme suit:
"S'il existe un seul événement dans l'histoire de la vie qui ressemble aux mythes de la création de l'homme, c'est cette diversification soudaine de la vie marine, quand les organismes multicellulaires sont devenus les acteurs dominants de l'écologie et de l'évolution. Consternant (et embarrassant) pour Darwin, cet événement nous éblouit toujours."42
L'apparition soudaine de ces êtres vivants complexes et sans prédécesseurs est tout aussi consternante (et embarrassante) pour les évolutionnistes modernes qu'elle l'était pour Darwin il y a 135 ans. Pendant presque un siècle et demi, ils n'ont pas avancé d‘un pas au-delà du point déjà atteint par Darwin.
Comme on peut le voir, les archives fossiles démontrent que les êtres vivants n'ont pas évolué à partir de formes primitives, mais plutôt qu'ils se sont formés soudainement et de façon parfaite. L'absence de formes transitoires n'est pas particulière à la période cambrienne. Pas une seule forme intermédiaire transitoire vérifiant la "progression" évolutive évoquée des vertébrés -du poisson aux amphibies, aux reptiles, aux oiseaux et aux mammifères- n'a jamais été trouvée. Chaque espèce vivante est apparue instantanément et sous sa forme actuelle, parfaite et complète, dans les archives fossiles.
En d'autres termes, les êtres vivants ne sont pas le produit de l'évolution. Ils ont été créés.

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